Quand les arts participent de la vie des nations

Quand la musique de VERDI dirigée par Riccardo MUTI refait l’unité italienne…150 ans plus tard…

mercredi 6 avril 2011, par Danielle CHAMPIGNY, article consulté : 1308 fois

Thématique : ARTS, ETATS et POUVOIR

En classe de quatrième les unités italienne et allemande sont au programme d’histoire. Pourquoi ne pas profiter de l’actualité pour donner, en histoire des arts, un coup de projecteur sur la naissance de l’Italie contemporaine dont les italiens, quelquefois dans la douleur et la division, célèbrent en 2011 le 150ème anniversaire ?

JPEG - 20.7 ko
Oh ! Mia Patria


Le lien ci-dessous permet d’accéder à un texte et à une vidéo de la représentation du Nabucco de Verdi donnée le 12 mars 2011 à l’opéra de Rome dans une atmosphère d’une intensité émotionnelle rare.

JPEG - 15.5 ko
Riccardo MUTI dirigeant la salle


Comment résister, après avoir vu cette vidéo, à la tentation de projeter aussi la première scène du film Senso de Visconti pour montrer à la fois que l’unité de l’Italie reste au fil des ans une question d’actualité et plus largement que les arts et les artistes, de VERDI à VISCONTI et MUTI, ont joué et jouent encore, un vrai rôle politique.

JPEG - 18.9 ko
Senso ?


Voilà aussi une occasion de réunir l’histoire, la musique, les arts visuels et les lettres.
http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/silvio-berlusconi-renverse-par-91522

Pour vous donner envie d'ouvrir le lien…

« Repris par le Times, Riccardo Muti, le chef d’orchestre, raconte ce qui fut une véritable soirée de révolution : « Au tout début, il y a eu une grande ovation dans le public. Puis nous avons commencé l’opéra. Il se déroula très bien, mais lorsque nous en sommes arrivés au fameux chant Va Pensiero, j’ai immédiatement senti que l’atmosphère devenait tendue dans le public. Il y a des choses que vous ne pouvez pas décrire, mais que vous sentez. Auparavant, c’est le silence du public qui régnait. Mais au moment où les gens ont réalisé que le Va Pensiero allait démarrer, le silence s’est rempli d’une véritable ferveur. On pouvait sentir la réaction viscérale du public à la lamentation des esclaves qui chantent : « Oh ma patrie, si belle et perdue ! ».
Alors que le Chœur arrivait à sa fin, dans le public certains s’écriaient déjà : « Bis ! » Le public commençait à crier « Vive l’Italie ! » et « Vive Verdi ! » Des gens du poulailler (places tout en haut de l’opéra) commencèrent à jeter des papiers remplis de messages patriotiques – certains demandant « Muti, sénateur à vie ».

Danielle Champigny. IA-IPR