Vapeur, vitesse à l’âge industriel

lundi 30 mai 2011, par Michel LECHEVALIER, Nadège BUDZINSKI, article consulté : 9908 fois

Quand Turner, Monet, Berlioz et Honegger se retrouvent pour évoquer le chemin de fer et l’entrée dans l’âge industriel

Thématique d'histoire des arts

Arts, techniques, expressions

Disciplines concernées

Histoire et éducation musicale. Prolongements possibles en français et arts plastiques.

Problématique

Vapeur, vitesse à l’âge industriel : quand le progrès technique transforme les pratiques artistiques et devient source d’inspiration pour les artistes.

Domaines artistiques et œuvres

Les arts du visuel (peinture et sculpture), principalement deux peintres : William Turner (Rain, steam, and speed The great western railway, 1844)

JPEG - 4.3 ko
Pluie, vapeur, vitesse. Turner.1844


et Claude Monet (La gare Saint-Lazare, 1877).

JPEG - 13.4 ko
la gare Saint-Lazare. Monet. 1877


Mais aussi les nombreux artistes qui ont contribué au décor sculpté de la gare du nord.
L’architecture avec Jacques Hittorf (la gare du nord) et l’ingénieur Brunel constructeur de ponts.
Les arts du son avec Hector Berlioz (Le chant des chemins de fer) et Arthur Honegger (Pacific 231).

Déroulement de la séquence

Le diaporama ci-dessous présente à grands traits cette séquence bi-disciplinaire.

PowerPoint - 5.2 Mo
Vapeur, Vitesse à l’âge industriel


Elle débute en histoire et peut constituer l’étude de cas proposée dans le cadre du nouveau programme de quatrième pour entrer dans l’âge industriel : des débuts du chemin de fer en Angleterre (Turner) à son intégration dans la vie quotidienne de tous les européens et en particulier de la France (Monet). Les œuvres, complétées par d’autres documents dont des cartes, permettent d’aborder la révolution du chemin de fer et donc du charbon et de la vapeur, la transformation des villes (les gares), l’ouverture et l’accélération des échanges permises par ce nouveau moyen de transport.

JPEG - 8.8 ko
Maquette de la gare du nord. Cité de l’architecture et du patrimoine

La séquence se poursuit en éducation musicale (il est aussi possible que les séances d’éducation musicale trouvent place entre deux séances d’histoire) avec la glorification du chemin de fer et des ouvriers qui le construisent (Berlioz) puis une réflexion sur les moyens musicaux mis en œuvre pour rendre compte de la maîtrise du temps, de la puissance et de la vitesse (Honegger).

JPEG - 9.4 ko
Extrait de la partition de Pacific 231


Ces séances d’éducation musicales s’accompagnent d’exercices rythmiques et vocaux.

Prolongements possibles

Trois exemples parmi beaucoup d’autres.
Les professeurs de français et d’arts plastiques peuvent travailler sur :
- La bête humaine d’Emile Zola, le roman et /ou le film de Jean Renoir.

JPEG - 11.7 ko
Affiche. La bête humaine. Renoir.


- L’entrée du train en gare de La Ciotat, film des frères lumière de 1897.
- Les Confessions d’un enfant de La Chapelle d’Albert Simonin. La gare de triage et de marchandises de La Chapelle y est magnifiquement, et drôlement, décrite dans son quartier.